Le refus de l’affranchissement par la vérité

Les juifs de l’époque attendaient un Messie pour les libérer politiquement, économiquement et militairement, mais ils ne comprenaient pas la libération spirituelle évoquée par Jésus et s’offusquaient de ce qu’Il leur parlait d’être affranchis. Pour eux, ils étaient de la postérité d’Abraham et n’avaient donc besoin d’aucune libération spirituelle.

C’est ce que nous révèle Jean 8.30–33 : « Comme Jésus parlait ainsi, plusieurs crurent en lui. Et il dit aux Juifs qui avaient cru en lui: Si vous demeurez dans ma parole, vous êtes vraiment mes disciples; vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous affranchira. Ils lui répondirent: Nous sommes la postérité d’Abraham, et nous ne fûmes jamais esclaves de personne; comment dis-tu: Vous deviendrez libres? »

L’histoire se répèterait-elle ?

Beaucoup de chrétiens et de serviteurs de Dieu d’aujourd’hui sont dans la même attitude et ne comprennent pas en quoi ils doivent encore être libérés. Ils ont, tout comme les Juifs qui s’appuyaient sur leur appartenance à la lignée d’Abraham, une totale confiance dans leur statut d’enfant de Dieu, né de nouveau. Ils ne voient plus la nécessité d’une quelconque libération, et n’aspirent qu’à des changements qui touchent leur bien-être extérieur ou émotionnel. Cette attitude coûtera certainement cher en terme de sanctification, de maturité en vue de l’avènement du Seigneur.

Le paradoxe moderne

L’Église d’aujourd’hui vit un paradoxe: Elle cherche à s’affranchir de ce dont elle est déjà affranchie et repousse la vérité dont elle a besoin pour être véritablement libérée. C’est ainsi que d’un côté, on chasse des démons sur des chrétiens nés de nouveau, on mène un combat spirituel inapproprié contre l’ennemi, au lieu de tout simplement lui résister. De l’autre côté, on refuse d’admettre notre légalisme qui nous fait porter les vieilles rides de la religion et notre mondanité qui nous salit des taches du monde. On repousse la saine doctrine, ce puissant remède anti-ride et anti-tache pour accueillir les fausses doctrines qui ne nous donnent des yeux que pour les choses terrestres. Hélas, la vie chrétienne moderne fonctionne à l’envers.

Une petite lueur au milieu des ténèbres 

Il y a pourtant une lueur d’espoir car c’est l’heure où Dieu élève des fils dans Sa maison pour s’adresser à des ennemis à la porte (Ps 127.5). Équipés de la révélation du message de la croix, ils résisteront à la vague de séductions et d’iniquités qui veut balayer la piété de leurs églises.

Priez que Dieu élève de tels hommes là où vous vous rassemblez. L’heure est avancée. C’est le moment de repousser les ténèbres et de se tenir dans la lumière, là où nous ne risquons pas d’être surpris par la venue du jour du Seigneur (1Thessaloniciens 5)