Job a appris la grande leçon de la souveraineté divine, lorsque Dieu se révéla à lui pour confondre sa sagesse. Dieu lui dit dans Job 38.2 :  » Qui est celui qui obscurcit mes desseins par des discours sans intelligence ?  »

Nous aussi, nous nous lançons dans de grands développements doctrinaux, au lieu de nous soumettre à la simplicité de l’évangile de Christ. Alors que Jésus est venu nous rejoindre dans notre simplicité humaine par le message simple de la croix, nous voulons rejoindre Dieu dans Sa complexité insaisissable. La saine doctrine devient alors les doctrines.

Pour se défendre contre ses adversaires, Job s’est lancé dans un discours sans intelligence, qui obscurcissait les desseins de Dieu. Il fut repris par Dieu Lui-même, qui lui fit une démonstration de Sa grandeur et de Sa sagesse infinie. Job se rendit alors à l’évidence :

Job 39.37-38 :  » Voici, je suis trop peu de chose ; que te répliquerais-je ? Je mets la main sur ma bouche. J’ai parlé une fois, je ne répondrai plus ; Deux fois, je n’ajouterai rien.  »

Job 42:1-3 :   » Job répondit à l’Eternel et dit : Je reconnais que tu peux tout, Et que rien ne s’oppose à tes pensées. – Quel est celui qui a la folie d’obscurcir mes desseins ? – Oui, j’ai parlé, sans les comprendre, De merveilles qui me dépassent et que je ne conçois pas.  »

De même, nous ne pouvons parler intelligemment des merveilles qui nous dépassent et que nous ne concevons pas, de ces choses cachées qui ne nous ont pas été révélées. Nous contribuons ainsi à obscurcir les desseins de Dieu, à rendre Son plan confus, au lieu de le rendre plus compréhensible. Nous coupons la doctrine biblique en petits morceaux contradictoires et nous en faisons un puzzle compliqué à reconstituer.

En conclusion, n’est-il pas mieux comme David, de rester humble, calme et tranquille, face à ce qui est trop grand et trop élevé pour nous ? Voici ce qu’il dit dans son Psaume 131, au versets 1 à 2 :  » Eternel ! je n’ai ni un cœur qui s’enfle, ni des regards hautains ;
Je ne m’occupe pas de choses trop grandes et trop élevées pour moi. Loin de là, j’ai l’âme calme et tranquille, comme un enfant sevré qui est auprès de sa mère ; J’ai l’âme comme un enfant sevré.  »

Ne pas tout comprendre n’est pas un échec, c’est la raison même de la foi. Mettons notre espoir en Dieu, par Jésus-Christ notre Seigneur, selon qu’il est écrit :
Psaume 131. 3 :  » Israël, mets ton espoir en l’Eternel, dès maintenant et à jamais ! «