Peut-être ne l’aviez-vous jamais réalisé, mais le monde de la publicité passe beaucoup de temps à convoiter votre convoitise et à flatter votre égo. Il exploite sans le savoir, ce que l’apôtre Jean dit dans son épître. Il serait plus juste de dire que Jean a eu la révélation des piliers qui soutiennent la vie de notre monde.

1 Jean 2.15-16 : « N’aimez point le monde, ni les choses qui sont dans le monde. Si quelqu’un aime le monde, l’amour du Père n’est point en lui ; car tout ce qui est dans le monde, la convoitise de la chair, la convoitise des yeux, et l’orgueil de la vie, ne vient point du Père, mais vient du monde. »

Regardons de plus près au pilier N°1:

LA CONVOITISE DE LA CHAIR

Elle est activée dans un bain à température précise. Tout est calculé. Le désir de consommation passe par des mises en scène exagérées de besoins qui le sont rarement. Vous êtes amené à réaliser que vous avez un besoin dont vous n’avez pas conscience. En étant captivé, vous devenez l’acteur d’un film qui vous inclut dans l’action, et vous goûtez à ce qui vous est suggéré, sous tous ses angles, avec un sentiment de pleine satisfaction. Comme l’adultère, déjà commis dans le cœur par la convoitise, vous avez déjà acheté ce produit dans votre cœur. Vous avez déjà signé son acquisition sur la table de votre cœur. Il vous sera maintenant difficile d’y renoncer.

La pub est l’instrument de conception de la convoitise dont nous parle Jacques 1. 14-15 « Mais chacun est tenté quand il est attiré et amorcé par sa propre convoitise. Puis la convoitise, lorsqu’elle a conçu, enfante le péché; et le péché, étant consommé, produit la mort. »

Ce qui est conçu devra être enfanté et vous passerez ainsi à la caisse. La pub exhibe donc ses produits comme des indispensables de la vie courante et comme une source de bonheur indescriptible. La musique est calculée pour jouer avec vos émotions et rendre intense et incomparable la consommation. La répétition quotidienne de séquences courtes vous programme, pour briser au maximum toute résistance de votre part. Vous êtes cuits à petits feux, fin prêts à mordre à l’hameçon commercial, qui risque de vous laisser une dette en travers de la gorge. Bon courage!