ASPIRONS À L’INVULNÉRABILITÉ

La cuirasse de la justice nous garde contre un ennemi tenace, qui ne lésinera pas sur les moyens pour nous anéantir. Cette cuirasse, tout comme les autres accessoires de l’armure, nous est transmise des mains du Crucifié Ressuscité. La justice qu’elle contient nous rend irréprochables aux yeux de Dieu, dans notre relation avec les hommes, tandis que sa justification nous rend irréprochables, dans notre relation avec Dieu. Les deux, ensemble, nous rendent invulnérables aux attaques de l’ennemi. La justice de Christ, en nous, nous enseigne à n’engager aucune lutte contre la chair et le sang. Au contraire, nous refusons le combat contre notre prochain, comme Christ l’a fait avec ceux qui sont venus Le saisir pour Le crucifier.

Matthieu 26.51-54 : « Et voici, un de ceux qui étaient avec Jésus étendit la main, et tira son épée; il frappa le serviteur du souverain sacrificateur, et lui emporta l’oreille. Alors Jésus lui dit : remets ton épée à sa place; car tous ceux qui prendront l’épée périront par l’épée. Penses-tu que je ne puisse pas invoquer mon Père, qui me donnerait à l’instant plus de douze légions d’anges ? Comment donc s’accompliraient les Écritures, d’après lesquelles il doit en être ainsi ? »

Paul enseigne le style de vie, conforme à la justice de Dieu, manifestée par Christ à La Croix, que nous devons imiter.

Romains 12.17 : Ne rendez à personne le mal pour le mal. Recherchez ce qui est bien devant tous les hommes. 18  S’il est possible, autant que cela dépend de vous, soyez en paix avec tous les hommes. 19  Ne vous vengez point vous-mêmes, bien-aimés, mais laissez agir la colère; car il est écrit: à moi la vengeance, à moi la rétribution, dit le Seigneur. 20  Mais si ton ennemi a faim, donne-lui à manger; s’il a soif, donne-lui à boire; car en agissant ainsi, ce sont des charbons ardents que tu amasseras sur sa tête. 21  Ne te laisse pas vaincre par le mal, mais surmonte le mal par le bien.

LA CROIX, NOTRE SEULE JUSTICE

La justice, révélée dans la loi de Christ et initiée par Sa mort, est contraire à la loi du talion pratiquée dans la loi de Moïse. Jésus a subi cette loi du talion à notre place, car il est écrit: « Vie pour vie ». Nous sommes donc dégagés de la malédiction de cette loi pour pratiquer la nouvelle loi, celle de Christ, qui se résume en un amour sacrificiel pour notre prochain. Si donc le diable nous invite sur un ring, nous devons plutôt monter sur la croix, dire ce que Jésus a dit et faire ce qu’Il a fait. C’est là notre justice qui gardera notre cœur pur de tout mal. Cela demande souvent que l’on abandonne nos droits, que l’on ne revendique rien et qu’on laisse Dieu nous faire justice, à Sa manière et en Son temps. Souffrir l’injustice est inscrit dans la loi de Christ, établie par la croix, et doit être écrit dans notre cœur par le ministère du Saint-Esprit.

Lorsque l’apôtre Pierre parle des souffrances injustes de Jésus à la croix, il en fait un modèle de style de vie, plus qu’une source de promesses. Tout ce qu’il dit converge vers le centre d’intérêt de son partage c’est-à-dire la justice, et c’est de cette justice que découle la guérison.

1Pierre 2.21 : « Et c’est à cela que vous avez été appelés, parce que Christ aussi a souffert pour vous, vous laissant un exemple, afin que vous suiviez ses traces, 22 Lui qui n’a point commis de péché, Et dans la bouche duquel il ne s’est point trouvé de fraude; 23  lui qui, injurié, ne rendait point d’injures, maltraité, ne faisait point de menaces, mais s’en remettait à celui qui juge justement; 24  lui qui a porté lui-même nos péchés en son corps sur le bois, afin que morts aux péchés nous vivions pour la justice; lui par les meurtrissures duquel vous avez été guéris. »

Ainsi, la cuirasse de la justice contribue à garder un cœur en bonne santé, à l’abri des sentiments de condamnation, faisant suite à une lutte contre la chair et le sang. Autrement, nous serions la première victime de ce mauvais combat, car nous y laisserions notre bonne conscience. C’est ce que dit Pierre en 1Pierre 2.19 :  « Car c’est une grâce que de supporter des afflictions par motif de conscience envers Dieu, quand on souffre injustement. 20  En effet, quelle gloire y a-t-il à supporter de mauvais traitements pour avoir commis des fautes ? Mais si vous supportez la souffrance lorsque vous faites ce qui est bien, c’est une grâce devant Dieu. » 

Revêtez-vous donc bien de la cuirasse de la justice. L’état de votre cœur en dépend. Or votre cœur, c’est toute votre vie.