Comme nous l’avons vu précédemment, la vérité doit être le fondement de toute la doctrine chrétienne. C’est elle qui engendre la justice et la sainteté.

Éphésiens 4.24 : « et à revêtir l’homme nouveau, créé selon Dieu dans une justice et une sainteté que produit la vérité. »

PUISANT DANS LA CROIX UN NOUVEAU STYLE DE VIE DE JUSTICE

La vérité construit donc la justice comme une solide cuirasse qui couvre le ventre et protège le cœur, allant de l’avant vers l’arrière. C’est principalement sur le coeur que l’ennemi cherche à porter les coups. Les sentiments de condamnation, les pensées accusatrices assiègent vite notre coeur et peuvent le mener rapidement au découragement. C’est pourquoi, le cœur doit être protégé par la justification en Christ, afin de rester en paix dans notre relation avec Dieu. Cependant, je ne suis pas convaincu que Paul veuille parler ici uniquement de la justification pour notre bénéfice personnel. Comme nous l’avons déjà constaté, le contexte de cette révélation de l’armure de Dieu s’avère être le domaine des relations les uns avec les autres : mari-femme ; parents-enfants ; maître-esclave. Si nous luttons avec la chair et le sang, nous aurons tendance à user d’un esprit de condamnation pour régler nos litiges. Cette manière de combattre nous écarterait de la justice de Dieu manifestée en notre faveur. En effet, si la justice de Dieu nous a pardonnés, Dieu n’attend-il pas de nous que pardonnions notre prochain ? Si Dieu ne nous a pas jugés et condamnés, ne sommes-nous pas aussi appelés à ne juger ni condamner personne ? Si nous avons eu accès à cette justice par la repentance, ne devrions-nous pas demeurer dans cette attitude de repentance, en constatant plus notre état que celui de notre prochain ? N’est-il pas écrit dans Matthieu 7.1-5 : « Ne jugez point, afin que vous ne soyez point jugés.  Car on vous jugera du jugement dont vous jugez, et l’on vous mesurera avec la mesure dont vous mesurez. Pourquoi vois-tu la paille qui est dans l’oeil de ton frère, et n’aperçois-tu pas la poutre qui est dans ton oeil ? Ou comment peux-tu dire à ton frère: Laisse-moi ôter une paille de ton oeil, toi qui as une poutre dans le tien ? Hypocrite, ôte premièrement la poutre de ton oeil, et alors tu verras comment ôter la paille de l’oeil de ton frère.  »

GARDE TON COEUR PLUS QUE TOUT

En jugeant les autres, nous détériorons nous-mêmes notre cuirasse de justice. Pas étonnant que nous pourrions être atteints à cet endroit défectueux ! Il suffirait alors de peu pour que l’épée de l’ennemi blesse notre coeur ou vide nos entrailles de tout sentiment « de miséricorde, de bonté, d’humilité, de douceur, de patience » (Colossiens 3.12). Nous nous lancerions alors dans un combat contre la chair et le sang, animé de dureté, de rancune, d’orgueil, d’irritation et d’impatience, avec pour triste fin, notre perte et celle de notre prochain.

Ainsi donc, pratiquons cette même justice qui nous a justifiés et sauvés, et cela gardera notre coeur en paix, bien protégé sous la cuirasse de la justice.

Encore une fois, tout comme pour la ceinture, la cuirasse est une arme de sécurité et de protection. Nous devons la porter au combat. Nous ne devons laisser aucun mauvais sentiment dominer notre coeur. Cette cuirasse entoure aussi tout notre dos, nous protégeant des coups de poignards de trahison, humainement insupportables.

Nous devons toujours pardonner, encore nous repentir, ne jamais juger. Notre coeur demeurera ainsi pur et nous serons en train d’accomplir la justice de la croix, là où Jésus a gravé, dans Sa mort, Sa loi avec Ses commandements.