Personne ne peut comprendre la souffrance d’un berger pour un troupeau, celle d’un pasteur pour son église. Prendre soin du peuple de Dieu avec le cœur de Dieu est une tâche gratifiante, mais au prix de beaucoup de sacrifices et après avoir surmonté des obstacles surhumains. Voyez un peu :

Le pasteur a cette mission sacrificielle de parler selon la vérité à des brebis qui sont rarement prêtes à l’entendre. Il doit naviguer dans des eaux tumultueuses entre la grâce et la vérité.

Lorsqu’une brebis s’égare et qu’il en connaît la raison, il doit souvent se taire. Il ne doit jamais semer la panique parmi le troupeau. Cependant il doit l’avertir lorsque la brebis égarée s’est métamorphosée en loup. Là encore, la tâche n’est pas aisée car le troupeau privé de discernement et de connaissance de faits demande souvent des preuves impossibles à produire pour des raisons de confidentialité. Les brebis les plus vulnérables sont souvent celles qui restent attachées émotionnellement à celles égarées. Ces dernières ont tendance à écouter davantage la voix de l’ennemi plutôt que la voix de leur berger. Si l’obéissance d’une brebis ne découle pas d’une relation de cœur avec son berger, celle-ci sera vaine au jour du test. Car elle dépendra de l’exposition de faits et de preuves au lieu de la confiance.

Cependant je vois que l’un des plus terribles sentiments pour un serviteur de Dieu est l’ingratitude qui tourne en trahison. Être accusé faussement par des brebis que l’on a soignées est dur à affronter. Cependant quelle grâce de pouvoir servir Dieu dans un tel ministère où la mort à soi-même est inévitable afin de recevoir un jour la récompense ultime, la couronne de justice préparée pour ceux qui meurent au combat.

Que ceux qui y sont appelés s’engagent pleinement mais que ceux qui y sont poussés par l’orgueil et l’ambition évitent cette voie qui conduit inévitablement à la ruine de l’âme.

Si vous avez un pasteur qui vous aime avec le cœur du souverain berger, chérissez-le de toute votre âme en priant pour lui pour qu’il tienne ferme au milieu de l’adversité.

Si vous constatez ses faiblesses, sachez qu’elles le font souffrir plus qu’à vous. Soutenez-le donc avec charité et sans médisance.

Si c’est un mercenaire dur et légaliste, fuyez-le car votre lait et votre laine ont pour lui plus d’importance que votre âme.

AMEN!