On a dit de Staline que son plus grand ennemi fut ce vaisseau sanguin qui éclata à l’arrière de sa tête. Serait-il possible que ce vaisseau témoin de chacune de ses pensées meurtrières n’ait pu supporter le poids de sa conscience, accablée par tous ses crimes ? En effet, Staline avait passé la majeure partie de sa vie à éliminer ses adversaires et même des millions d’innocents, par crainte pour sa personne et par désir de gouverner sans risque de concurrence possible. Vous pouvez vous imaginer le cynisme de celui qui prononça ces paroles : « Un mort est une tragédie, un million de morts est une statistique. »

Nous travaillons pratiquement tous à vaincre nos éventuels futurs ennemis

Mes amis, nous travaillons pratiquement tous à vaincre nos éventuels futurs ennemis qui menacent notre existence. Ainsi, nous nous consacrons au sport pour vaincre la fatigue, à la diététique pour amenuiser les effets du vieillissement. Certains pratiquent les arts martiaux pour se défendre, d’autres le yoga pour faire le plein de zen, afin de combattre cet ennemi moderne qu’est le stress. En définitive, on est tous au combat contre un ennemi quelconque. Mais, sommes-nous prêts à nous défendre contre celui qui nous frappera subitement et mortellement ? Personne ne connaît réellement le défaut de sa propre cuirasse. Nous sommes tous, un petit peu comme un pauvre Staline et croyons qu’en combattant sur tous les fronts, nous garantissons notre sécurité. Nous avons même acquis l’art d’une manière experte et habile, de refouler, quelque part à l’arrière de notre crâne, ce que notre conscience nous reproche clairement à l’avant et qui assombrit notre regard.

L’ennemi qui peut nous tuer est celui qui vit en nous

Ce fut le cas de cet ignoble dictateur de Staline qui a même fait exécuter un bon nombre de médecins lors d’un complot que l’on a appelé le complot des blouses blanches. Ce faisant, il élimina, peut-être du même coup, celui qui avait la science pour le guérir. C’est comme cela que nous ignorons souvent que l’ennemi qui peut nous tuer est celui qui vit en nous, et que celui que nous suspectons et que nous cherchons à détruire, est celui qui peut nous sauver. Telle fut d’ailleurs l’œuvre machiavélique des Juifs au temps de Jésus. Ils portèrent la main sur leur Messie et, sans le comprendre, firent de Lui non seulement leur Sauveur, mais aussi Celui du monde entier.