1 Corinthiens 2.1

« Car je n’ai pas eu la pensée de savoir parmi vous autre chose que Jésus Christ, et Jésus Christ crucifié. »

Galates 6.14

« Pour ce qui me concerne, loin de moi la pensée de me glorifier d’autre chose que de la croix de notre Seigneur Jésus Christ, par qui le monde est crucifié pour moi, comme je le suis pour le monde! »

Pourquoi le grand apôtre Paul tenait-il un langage aussi radical envers les églises de son temps? S’il visitait les églises d’aujourd’hui, quel serait son jugement? Leur enverrait-il ensuite des lettres de louange pour les féliciter de leur progrès dans la foi, l’amour et la sanctification? Reconnaîtrait-il l’œuvre de Dieu dans nos assemblées modernes? Y trouverait-il le parfum de Christ? Ses lettres seraient-elles moins correctives que de son temps? Toutes ces questions trouvent déjà une réponse dans les deux versets cités ci-dessus.

Il est certain que la croix de Jésus-Christ était la référence de Paul en terme de vérité. Pas de croix équivalait à pas de vérité, pas de vérité à pas d’œuvre de Dieu. Jésus-Christ crucifié était au centre de sa doctrine, c’était son fondement et c’était son tout. La Croix n’était pas seulement un message d’évangélisation pour attirer les pécheurs et les convertir à Jésus-Christ. Elle demeurait constamment présente dans la vie des disciples. La vie chrétienne était inconcevable sans elle car elle était conçue par elle. Elle était clairement démontrée dans la vie quotidienne des croyants. On n’avait pas besoin de gratter profondément pour la découvrir. Elle n’avait besoin d’aucun symbole pour la mettre en évidence. La Croix n’était pas portée par un bâtiment mais par des disciples qui payaient un prix fort pour la vivre et l’annoncer. Elle était brandie de leur bouche comme une épée de l’Esprit pour protéger leurs bien-aimés. Cette croix était le poumon de leur louange et de leur adoration, elle oxygénait leurs exhortations les uns envers les autres et réanimait les cœurs suffocants. Leurs pieds d’évangéliste identifiés aux pieds du crucifié, étaient zélés pour faire triompher la vérité et la justice, où qu’ils aillent et où qu’ils soient.

Comme on peut le constater, La profession et la confession chrétiennes allaient beaucoup plus loin que Jésus, Jésus, Seigneur, Seigneur, mais c’était Jésus-Christ crucifié, sans quoi ce Nom risquait d’être utilisé vainement. Cette croix de Jésus accomplissait des miracles dans leur foyer, contrecarrant les plans diviseurs de l’ennemi. Elle était leur force et leur bouclier dans la persécution et face aux tentations. Elle était la puissante ceinture de vérité qui les liait ensemble dans l’unité.

Cette lumière était la seule lumière qui brillait en tout lieu chrétien. Aucune église se prétendant être de Dieu n’osait promouvoir un autre message. La sanction apostolique tombait immédiatement. Jude se levait avec une courte et tranchante lettre et condamnait les hérétiques. Pierre s’y associait tout en répétant les mêmes choses salutaires car ce n’était pas l’époque des nouveautés spirituelles pour divertir des chrétiens religieux. Jean était ravi en esprit et retournait, non avec des témoignages du paradis pour faire rêver, mais avec des lettres d’avertissement qui faisaient trembler les assemblées. Aujourd’hui, on peut même se demander si ces mêmes apôtres auraient accès, ne serait-ce qu’au seuil de la porte de beaucoup d’églises, s’ils venaient y annoncer le message de Dieu, celui de La Croix.

Ô Église de Dieu, retourne à ta source apostolique, au message qui t’a enfanté. Souviens-toi par ta mémoire biblique, de ton identité et de ton origine. Crie vers ton Dieu pour qu’Il ressuscite en ton sein l’onction apostolique et qu’Il suscite en toi la foi des anciens, héros protecteurs de la cause divine.

Éloigne-toi de la source corrompue des doctrines perverses entachées de l’esprit du monde afin que tu sois lavée et prête pour le retour prochain de ton Époux.

Puisse Dieu nous faire trembler à nouveau par Sa Parole! Amen!