Le passé est une prison soigneusement gardée par notre mémoire,

Verrouillée par nos pensées d’un jour et nos souvenirs d’un soir,

Parfois marqués par des blessures qui les tiennent solidement menottés.

Seuls pardon et repentance peuvent complètement nous en libérer.

Pardonner nous libère du mal fait envers nous par les autres,

Tandis que se repentir nous délivre du mal que nous faisons aux autres. 

Ressentiment et endurcissement sont les murs de cette prison

Qui ne cessent de s’élever à l’encontre de la raison.

Plus on tarde à réagir, plus il est dur de les franchir

Plus notre orgueil nous séduit pour finalement nous retenir.

Aucune chance d’y échapper par nos propres efforts humains.

Chercher à s’en évader par le yoga ou tout autre moyen est vain.

Le futur est un boulevard où circulent des chauffards briseurs de rêves,

Des tentateurs qui travaillent à nous détruire sans répit ni trêve.

Sans Dieu, nous ne pouvons deviner d’où viendra le danger.

Seule la foi peut nous rassurer. Par elle nous sommes dirigés.

Par elle, avec paix, nous allons de lieu en lieu.

Par elle nous nous confions aveuglément en Dieu.

Aveuglément, car même les yeux ouverts,

Nous ne pouvons Le voir et comprendre ce qu’Il opère.

Aveuglément, à cause des circonstances visibles qui contestent Sa fidélité,

Et auxquelles nous ne concédons absolument aucune autorité.

Le présent n’est que le passage furtif du passé au futur.

Seul, le grand JE SUIS, peut réellement l’appréhender, c’est sûr.

Il sait comment joindre les deux bouts

Et créer ce que l’on nomme, époustouflé, la providence.

C’est pourquoi, s’Il peut joindre les deux bouts,

Pourquoi s’inquiéter, et finir par en inverser le sens?

Du passé, du présent et du futur,

Le présent semble être paradoxalement le plus absent.

On aimerait parfois que davantage il dure,

Tout comme Pierre qui voulut faire arrêter le temps,

Et dresser des tentes sur la sainte montagne éclairée

De la vision de Jésus pour un court moment glorifié.

On aimerait aussi qu’il n’ait pas lieu du tout,

Comme Job lors de son horrible rendez-vous,

Un rendez-vous quotidien avec la souffrance,

Qui hélas pour lui, était déjà prévu d’avance.

Mais c’est le présent qui pose les marches de notre futur sous nos pieds.

Nos décisions de chaque jour, inspirés par la Croix, nous font grimper.

C’est ainsi que nous escaladons le temps, pas à pas,

Sans jamais être envahi par la crainte du trépas.

Chez certains, le passé est un cauchemar

Qui a attaché aux poteaux de leurs pensées, ses amarres.

Impossible de laisser repartir le navire,

Coincé dans le port des mauvais souvenirs.

Tandis que pour d’autres, ils aimeraient y retourner,

Et si cela était possible, y séjourner.

Ils en gardent tellement de bons souvenirs,

Que c’est souvent la seule chose qui peut les faire rire.

L’avenir est pour beaucoup, un rêve décevant, rempli de désillusion,

Tandis que pour le chrétien, il promet plus que des milliers de millions.

Pour lui, l’avenir est plus vrai que vrai, et ce, pour l’éternité.

Comme cela est bon de toujours et encore pouvoir y regarder

Avec des yeux pleins d’espérance.

Le cœur rempli d’assurance.

Car du passé, du présent et du futur,

Le plus porteur d’espoir est bien sûr, le futur.

Le problème vient du passé qui dit qu’il faut s’en méfier,

A cause de son vécu, de tout ce qu’il a enduré.

Pour celui qui ne connaît pas Dieu, il met en garde contre l’inconnu,

Car il est saturé d’insécurité, et de peur de l’imprévu.

Pour celui qui connaît Dieu, le passé est tel un mort qui veut revivre.

Il fera tout pour rappeler, raisonner, faire douter, pour qu’on le suive.

Mettons nos pensées à l’abri de ses souvenirs.

Que l’évangile jour après jour, nous fasse saisir,

La vérité de notre salut qui nous sera bientôt révélée.

Notre passé à peut-être été dur, mais il n’est plus.

Le présent est peut être dur, mais il est vaincu

Notre glorieux avenir sera bientôt manifesté,

Par Jésus-Christ notre Rédempteur bien-aimé.