Winston Churchill aurait déclaré: Le pessimiste voit des difficultés dans chaque opportunité. L’optimiste voit une opportunité dans chaque difficulté. Et le chrétien alors, comment devrait-il faire face aux difficultés de la vie?
Tout d’abord, il est certain qu’il n’est pas suffisant d’être optimiste, pour pouvoir affronter victorieusement les épreuves de la vie. L’optimisme selon le monde, est une attitude qui ne s’ouvre pas à Dieu, pour Lui faire confiance. Ce n’est qu’une attitude positive pour ne pas baisser les bras, et bien que l’optimiste essaie de voir positivement la vie, il puise ses forces en lui-même, dans des réserves limitées de la chair. L’optimiste vit dans une grande illusion lorsqu’il croit que c’est son attitude positive qui est la clé de son succès, lorsqu’il réussit. Malgré lui, c’est le Dieu qui gouverne toutes choses, qui permet une bénédiction ou pas. Cela n’a rien à voir avec son attitude. Au contraire, sa mise à l’écart de Dieu, et son refus de reconnaître Sa bonté et Sa longanimité, devraient lui valoir le jugement divin, alors que Dieu le bénit malgré tout.
En ce qui concerne le chrétien, sa vie doit être basée non sur ce genre d’optimisme, mais sur la foi. Car la foi reconnaît l’existence de Dieu et Sa souveraineté pour intervenir miraculeusement. Le chrétien sera donc pour sa part, soit dans la foi, soit incrédule, et non optimiste ou pessimiste. Le chrétien qui a la foi, verra dans chaque difficulté l’occasion de grandir, d’apprendre de Dieu, et mieux Le connaître. L’incrédule, quant à lui, verra des difficultés à chaque opportunité permise pour son épanouissement vers la maturité. Il se plaindra donc, baissera les bras, et se trouvera renvoyé dans ses langes, où il pourra larmoyer de toutes ses forces.
Romains 8:28 n’est pas un verset pour nous encourager à être optimiste, mais il nous dévoile toute la providence divine, alors que demeurons fermes dans la foi, que notre vie est offerte sur l’autel de l’évangile, et que nous embrassons la Croix de Christ en acceptant son œuvre en nous. L’optimisme ne triomphe pas de la persécution, ni des attaques de l’ennemi. Jean déclare que la victoire qui triomphe du monde, c’est notre foi. Paul n’était pas pessimiste lorsqu’il dit aux Corinthiens qu’il regardait comme certain son arrêt de mort, devant les terribles afflictions qui l’éprouvaient. Il s’appuyait, au contraire totalement sur Dieu, car il ajoute ensuite que c’était afin qu’il place sa confiance en Dieu qui ressuscite les morts, plutôt qu’en lui-même, par de l’optimisme. C’est le modèle que nous devons suivre afin de saisir chaque difficulté comme une opportunité pour avancer dans la vie chrétienne. Il n’était pas non plus pessimiste lorsque dans Actes 27:10,
il avertit les navigateurs, en disant: O hommes, je vois que la navigation ne se fera pas sans péril et sans beaucoup de dommage, non seulement pour la cargaison et pour le navire, mais encore pour nos personnes. Étant serviteur de Dieu, il fut divinement averti par Dieu Lui-même de ce qui allait se passer. Son regard était donc tourné vers Dieu, en ce qui concerne le sort du navire. La fin de l’histoire nous démontre la fidélité de Dieu. Ce ne fut certainement pas de l’optimisme qui fut la clé de la victoire finale, mais la foi en Dieu.

L’optimisme n’est pas en mesure, à lui seul, d’optimiser le moteur spirituel de notre foi. La prière, la Parole de Dieu, la communion fraternelle, sont de puissants tremplins, pour nous faire accomplir des bonds dans notre avancement dans la foi. Être positif est sûrement excellent pour le moral, mais joint à une foi tonique, il apporte ce petit extra qui peut nous faire passer de l’ordinaire à l’extraordinaire.

En conclusion, ne voyons pas cela d’un mauvais œil que quelqu’un soit optimiste. C’est tout de même mieux que de broyer du noir. D’une manière ou d’une autre, cela contribue à vaincre la dépression, mais aucun autre moyen, quel qu’il soit, pourrait se substituer à la foi. C’est le moyen par excellence, pour affronter la vie, avec ses épreuves, ses imprévus, ses hauts et ses bas. La foi est en quelque sorte, l’optimisme de Dieu. Celui qui la possède, ne continue pas à rouler en direction du précipice, en sifflotant comme si rien de négatif allait arriver, mais sa foi lui ouvre la porte du secours de Dieu. Lorsqu’il s’en sort, il n’en retire pas une leçon qui l’encourage à l’optimisme, mais il apprend à dépendre encore plus de Dieu. Puissions-nous encore pendant cette année, grandir dans la foi, afin d’expérimenter quotidiennement la victoire de la Croix. Cela nous démarquera de l’optimisme aveugle de ceux qui ne connaissent pas Dieu, mais l’identification à la Croix de Jésus nous rendra plus que vainqueurs, comme Paul l’a dit dans Romains 8:37. Mais dans toutes ces choses nous sommes plus que vainqueurs par celui qui nous a aimés.