La grâce de Dieu peut toucher l’homme, à condition qu’il ne touche pas à cette grâce. Simple jeu de mot ou réalité ?

1ère partie
Le magnifique tableau du plan de rédemption pour l’homme est l’œuvre unique de Dieu. Chacun de nous, en devenant un enfant de Dieu, est devenu son ouvrage personnel. Aucun homme n’est autorisé à s’en approcher avec son pinceau mal inspiré, imbibé de la pensée de la chair, pour y faire des retouches personnelles. La grâce est la palette de couleurs qui donnera vie au tableau, l’onction du Saint-Esprit étant l’habile pinceau divin. Notre vie prendra des couleurs célestes, si nous nous ouvrons au ministère de la grâce divine par le Saint-Esprit. Nous devons apprendre de Dieu comment encourager, instruire ou reprendre un frère. Notre pinceau, conduit par le Saint-Esprit, doit, tout d’abord, se plonger dans la palette de couleur choisie par Dieu. Il doit être imprégné de grâce et de vérité, afin de ne pas détruire l’œuvre de Dieu.
Notre langue est aussi un pinceau qui aime peindre dans tous les sens. Lorsqu’elle n’est pas sous le contrôle de l’Esprit, elle est tellement animée d’un zèle légaliste, qu’elle finit par trouer le tableau qu’elle veut améliorer. C’est un pinceau naturellement trempé dans les palettes sombres de la chair, de l’exigence sans patience, durci comme les pinceaux abandonnés de leur maître, qui n’ont pas été trempés dans l’eau et nettoyés. Ils deviennent inutilisables à cause de leur dureté. Ainsi, La langue peut faire un dangereux pinceau qui aime œuvrer sur le tableau du maître. Elle demeure toutefois un outil indispensable de l’œuvre de Dieu. Il lui faut se tremper dans la palette de grâce du Seigneur, pour donner vie à des tableaux ternis, abîmés, par les épreuves du temps.