DANS LES DERNIERS TEMPS LES HOMMES SERONT…….AMIS DE L’ARGENT
Dans sa 2ème épître à Timothée, au chapitre 6 versets 9 à 10, l’apôtre Paul parle des conséquences de l’amour de l’argent, dans des termes extrêmement alarmants.
    9  Mais ceux qui veulent s’enrichir tombent dans la tentation, dans le piège, et dans beaucoup de désirs insensés et pernicieux qui plongent les hommes dans la ruine et la perdition.
    10  Car l’amour de l’argent est une racine de tous les maux; et quelques-uns, en étant possédés, se sont égarés loin de la foi, et se sont jetés eux-mêmes dans bien des tourments.
Il lui  demande instamment de fuir cela.
verset 11: Pour toi, homme de Dieu, fuis ces choses,
Tout d’abord, il avance un argument qui nous plonge directement dans le contexte de notre crise et nous en donne une raison : l’amour de l’argent est une racine de tous les maux. Imaginez n’importe quelle souffrance existant sur Terre, Paul dit que l’amour de l’argent en est une des causes. Le monde va mal et, une des racines de son mal est la cupidité, l’avarice, le fait de vouloir retenir ses richesses, de les accumuler et de travailler à les multiplier. Des solutions et des remèdes à beaucoup de souffrances existent bel et bien, mais l’amour de l’argent crée des priorités autres que le soulagement de la souffrance humaine. Tout est pesé dans la balance de l’argent. La question n’est pas : « Cela guérira-t-il ? » Mais plutôt : « Combien cela rapportera-t-il ? » Cela est sûrement à l’origine de la crise sanitaire actuelle et cela contribue à faire de la maladie un marché qui rapporte très gros, à une minorité d’hommes. La crise écologique n’est elle pas nourrie par cette même racine ? Des solutions existent déjà, sûrement, mais l’enjeu n’est, hélas, pas humain, mais économique.
L’argent est une prison, dont on ne s’échappe pas facilement. Il crée de tels besoins et de telles pressions, qu’il ne se contente pas du minimum. Non seulement c’est un catalyseur de convoitise, mais il enferme l’être humain dans un besoin d’accroissement, pour des raisons économiques, par exemple de compétitivité. Avec l’argent, naît la recherche de la rentabilité. C’est là qu’on entre dans une dimension, où l’homme n’est plus rien qu’un esclave, dont on se sert et qu’on abandonne sans pitié, pour sauver la machine à sous.
Le monde est en crise, car l’argent est l’arme et l’outil efficace de la corruption. Ceux qui en possèdent, possèdent le monde et décident de son sort. C’est l’amour de l’argent qui sacrifie cette génération sur l’autel diabolique de la drogue. C’est lui qui fait croire aux familles aisées que tout va bien, alors que les enfants, blasés, s’enfoncent en catimini, dans la drogue et dans toutes sortes de vices. L’argent peut aussi bien unir des couples que les diviser. Il procure un bonheur artificiel, superficiel. C’est du toc qui ne résiste pas aux épreuves de la vie.
Avec l’argent, il est difficile d’entretenir une relation légère. Il demande notre amitié, notre cœur, notre temps, notre énergie. L’argent, c’est le monde du mensonge et de l’hypocrisie. Lorsqu’on se donne à lui, il nous dépouille de toute valeur humaine, nous rend insensibles et tricheurs. Mais, peut on tricher avec la vie ? Lorsqu’il nous abandonne, l’argent nous laisse vide et suicidaire. C’est un dieu impitoyable qui nous dit : « Maintenant que tu n’as plus rien, finis-en avec la vie ». L’argent est finalement un terrible paradoxe : il nous en faut pour vivre, alors que c’est lui-même qui peut nous tuer. C’est un ennemi subtil qui nous donne les moyens de nous détruire. Prenons garde à lui et, apprenons, comme Benaja, à saisir l’arme de l’Egyptien, à la retourner contre lui (2 Samuel 23:20-21), en servant notre Dieu avec nos finances, au lieu de nous laisser tout d’abord  posséder par elles, puis déposséder.
C’est pourquoi, dire que l’on veut résoudre la crise avec de l’argent, est une énorme désillusion. Cette crise ne peut être vaincue collectivement, mais elle peut l’être individuellement, en décidant chacun, de se tourner vers Dieu, qui peut ouvrir nos yeux et restaurer en nous la vérité de Ses vraies valeurs.