…….. CAR LES HOMMES SERONT ÉGOÏSTES
L’égoïsme est le premier ingrédient de la recette de la crise. Pour avoir une bonne crise, difficile à surmonter, difficile à en guérir, il en faut, et hélas, pour nous, il y en a. L’égoïsme a commencé lorsque l’homme s’est éloigné de Dieu, en fixant ses regards et ses pensées sur lui-même ; lorsqu’il a dit à Dieu : « Ce n’est plus toi qui vit en moi, mais à partir de maintenant, c’est moi qui vit en moi et pour moi ! » La racine de l’égoïsme ne se trouve pas dans la relation de l’homme avec l’homme, mais dans celle de l’homme avec Dieu. Lorsque nous abandonnons l’amour pour Dieu, nous n’avons plus d’amour à donner à notre prochain car, ne l’oublions pas, c’est Dieu qui est amour et non nous. Si donc, nous cessons de penser à Dieu, de L’aimer et de vivre pour Lui, nous cesserons aussi de penser à notre prochain, créé à Son image, et nous pourrons encore moins vivre pour lui. L’égoïsme rend les temps difficiles, car l’homme n’a pas été créé pour vivre sans Dieu et sans les autres.
L’homme est une créature sociale, qui ne peut se débrouiller seule. Or, l’égoïsme impose le « chacun pour soi », la vie devient alors difficile à gérer. L’égoïsme a un autre ver et un autre revers : il conduit à se tourner vers l’autre pour abuser de lui, sans s’inquiéter des conséquences. Ne penser qu’à soi est, certes, une déformation de la nature humaine, mais ne penser qu’aux autres pour en tirer profit, en est une perversion. L’égoïsme est, sûrement, une racine nourricière de la nature pécheresse dans son entier. Il joue un rôle important dans le mystère de l’iniquité. C’est le bouclier du vieil homme adamique. Écoutez un peu son inspiration et ses excuses :  » Je n’ai pas le temps ! J’ai déjà trop à faire, et puis la vie c’est comme ça ! Chacun se débrouille comme il peut ! Moi, je n’ai déjà pas assez de temps pour ma famille ! Ce n’est pas que je ne voudrais pas faire quelque chose, mais je ne peux pas ! « . Le problème, c’est que le résultat est le même : nous vivons pour nous-mêmes et, tant pis pour les autres !
Les temps sont rendus aussi difficiles dans l’église à cause de l’égoïsme des chrétiens, qui ne prient que pour leur bien-être, qui ne consomment leurs finances que sur eux-mêmes, sans penser à l’œuvre de Dieu et qui organisent leur temps autour de leur nombril. L’égoïsme est un ennemi de chaque jour et de chaque instant, qui enlève notre vie de l’autel de Dieu, en nous convaincant que nous avons besoin de temps pour nous-mêmes. C’est un ennemi très intelligent et très subtil, qui peut laisser mourir et se défendre d’en être responsable, qui peut fuir et en expliquer la nécessité. Ce n’est donc pas un ennemi facile à vaincre. Il n’y a qu’une seule arme pour la terrasser, c’est la puissance de la Croix de Jésus-Christ. La chair, la nature corrompue de l’homme ne peut s’améliorer. Elle doit mourir et Christ doit vivre en nous. Voilà la révélation qui manque aujourd’hui à l’église ! Ce ne sont pas les doctrines « passe-crèmes » qui changeront la chair. La seule, l’unique victoire, c’est la prédication de la Croix. Par elle, le cœur de Dieu revient au cœur du chrétien, qui cessera d’avoir son ventre pour dieu, mais qui comprendra que, glorifier Dieu, passe par le don de sa vie pour Lui, en servant ceux qu’Il a créés à Son image.
Le monde comme l’église, seraient différents sans l’égoïsme. Pour nous, les chrétiens, nous vaincrons cette forme d’iniquité et, par cette victoire, nous réussirons à porter beaucoup de fruits, pour la gloire de Dieu.