Il existe trois caps à ne pas franchir dans la vie chrétienne. Le premier est très subtil, presque imperceptible.  C’est lorsque nous sommes captivés par quelque chose qui exerce une telle force d’attirance sur nous qu’il nous est difficile de nous en détourner. Toute notre attention se retrouve alors concentrée sur ce point. Tous ceux qui ont été amoureux et qui ont expérimenté « le coup de foudre » savent de quoi je parle. La bible nous dit que dans les derniers jours, les hommes seront ingénieux au mal. Ils sauront captiver l’attention de l’être humain avec génie pour les pousser à pécher.

La convoitise dans l’homme est le véritable fonds de commerce des industriels, car c’est là que s’éveillent toutes sortes de désirs pour consommer les choses de ce monde.  La publicité possède en effet aujourd’hui tout un savoir-faire pour captiver nos regards et notre attention. Face à ce tsunami médiatique, le chrétien doit se mettre sur ses gardes. Ce redoutable instrument de l’ennemi détourne chaque année, des millions d’euros qui appartiennent au Royaume de Dieu.  Paul a mis l’Eglise en garde en disant aux Corinthiens: tout m’est permis, mais je ne me laisserai asservir par quoi que ce soit. Nous devons donc faire attention, dans notre liberté, à ne pas nous laisser captiver par des choses parfois mêmes ridicules qui veulent régner sur nous, pour nous amener au palais de l’ennemi où nous serons faits prisonniers.

Combien d’appels au service de l’évangile ne sont plus entendus à cause de l’appel de la chair pour ce monde par la convoitise. Combien de jeunes gens ont brulé d’une flamme sincère pour l’Evangile et brûlent aujourd’hui dans leur chair pour le monde. Ils n’ont pas su éteindre le briquet du diable qui a rallumé en eux des désirs malsains. Tous ceux-là ont été captivés par l’esprit du monde. David a été captivé par la beauté de Bathscheba, Samson par celle de Delhila, et Hérode par celle de la fille d’Hérodias. Tous ont payé un lourd tribut pour s’être laissés captiver.  Il a suffi d’un regard indiscret de David, d’un peu d’orgueil de Samson, et d’un moment de fête à l’anniversaire d’Hérode, pour que tout bascule dans le cauchemar.

Nul de nous n’est à l’abri. Veillons et prions donc pour contourner ce premier cap que j’ai nommé, vous l’avez compris, « captivé ».