Le ministère peut user un serviteur de Dieu, surtout, lorsque ce dernier passe sa vie à se battre seul. Au fait, tout ministère est usant, dès lors que celui qui sert Dieu, le fait sans comprendre que lui-même fait partie du Corps de Christ et autant que ceux dont il prend soin. Se voir au-dessus des autres ou à part des autres est usant, car la force du service de Dieu et la satisfaction qui en découle dépendent beaucoup de l’attachement à ce Corps. Le ministère est déjà un grand défi par lui-même. Se retrouver seul, c’est faire tourner le moteur avec très peu d’huile, c’est extrêmement usant. Sans personne avec qui partager, sans une équipe sur qui s’appuyer, sans des gens mûrs pour nous aider et le ministère bascule tout doucement d’un zèle sincère pour servir Dieu à un découragement gangrenant qui conduit à l’abandon.
Je bénis Dieu de m’avoir ouvert les yeux sur cette réalité. L’Evangile prêché par le Pasteur Miki Hardy m’apprend, jusqu’à maintenant, à ne pas m’entretenir dans l’indépendance, à apprécier le bénéfice du travail en équipe, à reconnaître la valeur du ministère des autres. Je sais une chose : Dieu m’a intégré à une équipe de serviteurs de Dieu et à une armée de chrétiens déterminés à aller jusqu’au bout. C’est une force dans ma vie, c’est de l’huile dans mon moteur. Voyez ce que dit le Ps. 133:

  1. 1  Cantique des degrés. De David. Voici, oh! qu’il est agréable, qu’il est doux Pour des frères de demeurer ensemble!    
  2. 2  C’est comme l’huile précieuse qui, répandue sur la tête, Descend sur la barbe, sur la barbe d’Aaron, Qui descend sur le bord de ses vêtements.    
  3. 3  C’est comme la rosée de l’Hermon, Qui descend sur les montagnes de Sion ; Car c’est là que l’Éternel envoie la bénédiction, La vie, pour l’éternité.